Découverte d’un fossile de dinosaure couvant des œufs


C’est dans des dépôts rocheux datant de la fin du Crétacé (il y a 70 millions d’années environ) près de la ville de Ganzhou, en Chine que ce fossile a été découvert. Il correspond à celui d’un oviraptorosaure, un groupe de dinosaures théropodes ressemblant à des oiseaux, retrouvé figé au-dessus de ses œufs qu’il était en train de couver.

Des œufs prêts à éclore

Le fossile retrouvé est particulièrement rare. Si de nombreux œufs de dinosaures ont déjà été découverts, peu l’ont été avec un dinosaure adulte à leur côté. Dans ce cas, et c’est la première fois, l’animal est accroupi sur son couvain de 24 œufs et au moins 7 d’entre eux conservent des os ou des squelettes partiels d’embryons non éclos à l’intérieur. Le stade tardif de développement des embryons et la proximité de l’adulte avec les œufs suggèrent fortement que ce dernier est mort en incubant son nid comme le font les oiseaux actuels. Nous sommes encore loin de comprendre tous les aspects de la reproduction des dinosaures. Une des questions en suspens est de savoir si, comme les oiseaux, les dinosaures couvaient leurs œufs. Bien-sûr, la réponse, négative, coule de source en ce qui concerne les plus gros dinosaures : impossible pour eux de couver, leurs poids de plusieurs tonnes aurait assurément écrasé les précieuses coquilles. Mais les petits dinosaures pesant quelques dizaines de kilos avaient cependant cette option. Dans le passé, il a déjà été découvert des mères fossilisées avec leurs œufs dans une position suggérant qu’elles les couvaient effectivement. Ce nouveau fossile vient conforter cette hypothèse.

L’équipe, menée par Shundong Bi de l’Université de Yunnan et l’Université de l’Indiana, a également effectué des analyses d’isotopes de l’oxygène qui indiquent que les œufs étaient incubés à des températures élevées, semblables à celles des oiseaux, ce qui renforce encore l’idée de dinosaures couvant.

y a 70 millions d’années environ) près de la ville de Ganzhou, en Chine que ce fossile a été découvert. Il correspond à celui d’un oviraptorosaure, un groupe de dinosaures théropodes ressemblant à des oiseaux, retrouvé figé au-dessus de ses œufs qu’il était en train de couver.

Des œufs prêts à éclore

Le fossile retrouvé est particulièrement rare. Si de nombreux œufs de dinosaures ont déjà été découverts, peu l’ont été avec un dinosaure adulte à leur côté. Dans ce cas, et c’est la première fois, l’animal est accroupi sur son couvain de 24 œufs et au moins 7 d’entre eux conservent des os ou des squelettes partiels d’embryons non éclos à l’intérieur. Le stade tardif de développement des embryons et la proximité de l’adulte avec les œufs suggèrent fortement que ce dernier est mort en incubant son nid comme le font les oiseaux actuels. Nous sommes encore loin de comprendre tous les aspects de la reproduction des dinosaures. Une des questions en suspens est de savoir si, comme les oiseaux, les dinosaures couvaient leurs œufs. Bien-sûr, la réponse, négative, coule de source en ce qui concerne les plus gros dinosaures : impossible pour eux de couver, leurs poids de plusieurs tonnes aurait assurément écrasé les précieuses coquilles. Mais les petits dinosaures pesant quelques dizaines de kilos avaient cependant cette option. Dans le passé, il a déjà été découvert des mères fossilisées avec leurs œufs dans une position suggérant qu’elles les couvaient effectivement. Ce nouveau fossile vient conforter cette hypothèse.

L’équipe, menée par Shundong Bi de l’Université de Yunnan et l’Université de l’Indiana, a également effectué des analyses d’isotopes de l’oxygène qui indiquent que les œufs étaient incubés à des températures élevées, semblables à celles des oiseaux, ce qui renforce encore l’idée de dinosaures couvant. De plus, bien que tous les embryons soient bien développés, certains semblent avoir été plus matures que d’autres : ils devaient sans doute éclore sur plusieurs jours. Cette caractéristique, connue sous le nom d’éclosion asynchrone, semble avoir évolué indépendamment chez les oviraptoridés et certains oiseaux modernes.

Des pierres dans l’estomac

Le fossile du dinosaure adulte assis au sommet d’un nid d’œufs. Plusieurs œufs (dont au moins trois contenant des embryons) sont clairement visibles, tout comme les avant-bras, le bassin, les membres postérieurs et une partie de la queue de l’adulte. Crédit : Shundong Bi.

Histoires de coquilles. Tous les amniotes, le groupe qui comprend les oiseaux, les mammifères et les reptiles, produisent des œufs avec une membrane interne, le sac amniotique ou amnios, qui protège l’embryon des chocs et de la déshydratation puisqu’il baigne dans le liquide amniotique. Des amniotes dont de nombreuses tortues, les serpents, les lézards et donc certains dinosaures pondent des œufs à coquille molle tandis que chez les autres la coquille est calcifiée. Cette calcification offre une meilleure protection contre l’environnement extérieur et constitue une étape cruciale dans l’évolution des amniotes : elle a probablement contribué au succès reproducteur et donc à la propagation et à la diversification de ce groupe.

Un autre aspect intéressant de ce nouveau spécimen dont la description est publiée dans la revue Science Bulletin est la découverte dans la région abdominale de l’adulte de plusieurs cailloux. Il s’agirait de “pierres d’estomac”  ou gastrolithes, des minéraux ingérés volontairement par de nombreux animaux et presque tous les oiseaux pour faciliter la digestion de la nourriture. Cela fait longtemps que les spécialistes soupçonnent les dinosaures herbivores d’en avoir été friands mais c’est la première fois qu’ils sont formellement identifiés chez les oviraptoridés.



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