EDITO. Microbiotes, comment renforcer notre immunité



’est une jungle qui colonise quasiment tout notre organisme : plus de 10 000 milliards de bactéries élisent domicile dans notre corps, à savoir sur notre peau, dans notre nez, notre bouche, nos organes génitaux et, bien sûr, notre système digestif. Et ces deux kilos de micro-organismes hébergés par chacun d’entre nous constituent l’un des domaines les plus foisonnants de la recherche ! Y compris pour des pathologies qui — telle la maladie d’Alzheimer — nous semblent si éloignées de ce petit monde bactérien.

Dès 2012, Sciences et Avenir titrait “Le ventre : notre deuxième cerveau”

Et pourtant ! Nous avions été les premiers, en juin 2012, à titrer « Le ventre : notre deuxième cerveau » (n° 784). Depuis, le nombre d’études sur les microbiotes — le pluriel a son importance — a explosé : plus de 20 000 en 2020 contre quatre fois moins six ans plus tôt. Toutes ne cessent de montrer l’efficacité de ces indispensables alliés. Car Bacteroidetes, Firmicutes et autres fusobactéries sont aussi nécessaires au maintien de notre santé que l’oxygène l’est à notre respiration : qu’un déséquilibre s’opère et c’est la porte ouverte aux intrus, ces virus et autres pathogènes partis aussitôt à l’assaut de notre forteresse interne, y compris ce bunker qu’est notre cerveau. Avec minutie et sans entretenir de faux espoirs, nos journalistes Hugo Jalinière, Coralie Lemke, Hervé Ratel et Sylvie Riou-Milliot ont donc cherché à savoir comment bien poursuivre ce « dialogue » entre nous et nos micro-organismes, comme le dit la Pr Nadine Cerf-Bensussan, responsable du laboratoire Immunité intestinale à l’Institut des maladies génétiques Imagine à Paris.

Ce petit monde bactérien est aussi nécessaire au maintien de notre santé que l’oxygène l’est à notre respiration

Ils ont exploré les pistes proposées pour entretenir ce capital santé et renforcer ainsi nos défenses immunitaires dès la naissance : probiotiques, prébiotiques et autres transplantations fécales offrent en effet des perspectives réelles pour faire face à certains déséquilibres délétères. Sans oublier que nous pouvons aussi agir de façon simple en diversifiant notre alimentation et en prenant soin de notre corps pour qu’il demeure ce havre de paix propice aux bactéries commensales. Autre piste sur laquelle nous vous invitons à nous suivre ce mois-ci : celle qui conduit à la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont — on s’en souvient bien sûr ! — la charpente et la flèche ont été détruites par un incendie voici deux ans. Notre journaliste Arnaud Devillard y a eu un accès privilégié accompagné des scientifiques qui sondent pierre et bois pour tenter d’en sauver les vestiges. Voyage au cœur d’un chantier hors normes



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