Mathématiques : le prix Abel 2021 annoncé mercredi 17 mars



Chaque année, c’est un moment très attendu par les amateurs de mathématiques. Le prix Abel, décerné par l’Académie norvégienne des sciences et des lettres, et doté de près de 750.000 euros, est sans doute ce qui se rapproche le plus d’un prix Nobel pour les mathématiques. Cette discipline étant en effet absente du testament du suédois Alfred Nobel – peut-être parce qu’il estimait que les maths n’étaient pas utiles et ne pourraient donc pas oeuvrer pour un monde meilleur –, il a bien fallu trouver une récompense à la hauteur.

Le Nobel des maths ? Davantage le prix Abel que la médaille Fields

Beaucoup d’autres prix célèbrent les mathématiciennes et les mathématiciens, dont la médaille Fields, instaurée en 1936. Mais cette dernière, décernée tous les 4 ans à entre deux et quatre lauréats n’a pas la même fonction : elle récompense des mathématiciens de moins de 40 ans. Après la Suède pour le Nobel, le Canada pour la médaille Fields (John Charles Fields était un mathématicien canadien), c’est le gouvernement norvégien qui a lancé ce nouveau prix sous la houlette de l’Académie norvégienne des sciences et des lettres.

Ce prix couronne l’ensemble d’une carrière de mathématicien et porte le nom de Niels Hendrik Abel (1802-1829) le plus fameux des mathématiciens norvégiens. Le premier prix, décerné en 2003, l’a été au Français Jean-Pierre Serre, mathématicien multicarte, spécialiste de théories de nombres et de géométrie algébrique notamment. Presque tous les domaines des maths ont depuis été récompensé, dont les équations aux dérivées partielles (Peter Lax en 2005), la géométrie (Mikhaïl Gromov en 2009), ou les mathématiques discrètes (Endre Szemerédi en 2012), par exemple.

22 lauréats depuis la création du prix Abel. Et une seule femme

Sur les 22 lauréats depuis la création du prix, on compte pour le moment une seule femme, l’Américaine Karen Uhlenbeck, lauréate en 2019 pour ses travaux en analyse géométrique. En 2020, pandémie oblige, les deux lauréats, Hillel Furstenberg et Gregori Margulis, spécialistes de théorie ergodique, n’ont pas pu recevoir officiellement leur prix lors de la cérémonie qui se tient habituellement en mai, à Oslo. Si la situation le permet, il leur sera remis cette année, le 25 mai, en même temps que celui des lauréats 2021, par le roi de Norvège, Harald V.



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