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Évaluation de l’applicabilité des protocoles de gestion de la douleur postopératoire en salle de réveil.
Contexte et objectif : La douleur postopératoire (DPO) touche 50 à 75 % des patients en salle de surveillance post interventionnelle (SSPI). En RDC, peu de données existent. Cette étude vise à évaluer l’applicabilité des protocoles de gestion de la douleur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à l’Hôpital Général de Référence de Bolenge (Mbandaka). Méthodes : Une étude transversale à approche mixte a été menée auprès de 30 professionnels de santé (questionnaire) et 30 dossiers médicaux audités. Les données ont été analysées par statistiques descriptives, tests du khi deux et régression logistique. Résultats : Les soignants sont majoritairement masculins (73 %), âgés de 35 41 ans (40 %), avec une ancienneté supérieure à 2 ans (86,7 %) et de niveau A1 (40 %). L’appendicectomie est l’intervention la plus fréquente (26,6 %). Aucun outil d’évaluation de la douleur n’est utilisé soit 100 % des soignants. Les signes cliniques observés sont l’agitation (33,3 %), la manifestation locale de la douleur (30 %) et les grimaces (20 %). Le diclofénac injectable est l’antalgique le plus prescrit (46,7 %), administré principalement par voie intramusculaire (76,7 %). 93,3 % des soignants déclarent ne respecter aucun protocole. Les principaux obstacles sont le manque de matériel (46,7 %) et l’absence de protocole (26,7 %). Les tests du khi deux n’ont montré aucune association significative entre les caractéristiques individuelles des soignants et le respect des protocoles (p > 0,05). Seule une corrélation négative modérée a été trouvée entre l’âge du soignant et le respect du protocole (r = -0,372, p = 0,043). Conclusion : La gestion de la douleur postopératoire à l’HGR Bolenge est inexistante. Une institutionnalisation urgente des protocoles OMS, une formation systématique du personnel et un équipement adéquat de la SSPI sont nécessaires.
Background and objective: Postoperative pain (POP) affects 50 to 75% of patients in the post anesthesia care unit (PACU). In the DRC, few data are available. This study aims to assess the applicability of the World Health Organization (WHO) pain management protocols at Bolenge General Referral Hospital (Mbandaka). Methods: A cross sectional mixed methods study was conducted among 30 healthcare providers (questionnaire) and 30 audited medical records. Data were analyzed using descriptive statistics, chi square tests, and logistic regression. Results: Most providers are male (73%), aged 35 41 years (40%), with over 2 years of experience (86.7%), and hold an A1 nursing degree (40%). Appendectomy is the most frequent surgery (26.6%). No pain assessment tool is used, i.e., 100% of providers. Clinical signs observed include agitation (33.3%), local pain manifestation (30%), and grimacing (20%). Injectable diclofenac is the most prescribed analgesic (46.7%), mainly administered intramuscularly (76.7%). 93.3% of providers report not following any protocol. The main barriers are lack of equipment (46.7%) and absence of a protocol (26.7%). Chi square tests showed no significant association between individual provider characteristics and protocol adherence (p > 0.05). Only a moderate negative correlation was found between provider age and protocol adherence (r = -0.372, p = 0.043). Conclusion: Postoperative pain management at Bolenge General Referral Hospital is nonexistent. Urgent institutionalization of WHO protocols, systematic staff training, and adequate PACU equipment are required.